Depuis 1972
Le récit d'une poignée de jeunes devenue une bergerie de plus de cinq cents fidèles, mère de plus de quarante paroisses.
Chapitre I · Années 1970
L'histoire de la paroisse de Djègan-Kpèvi remonte aux années 70. En réalité, tout est parti de la volonté de certains jeunes, de se mettre ensemble pour adorer leur Dieu, le Père Céleste. Ce premier regroupement avait pour lieu d'adoration, la paroisse Saint-Michel de Houinmey-Ganto (Doxwé). Comme dans tout regroupement humain, des mécontentements surviennent dès lors que le frère Dô Béhanzin décide de transformer cette paroisse de l'ECC (implantée dans sa maison) en une Église Catholique Orthodoxe. Toutes les concertations enclenchées n'ont point permis d'aboutir à un consensus. Ainsi quelques frères ont décidé de se séparer de lui et de sa nouvelle église. Pendant que certains décident de poursuivre les activités ecclésiastiques à la paroisse-mère de l'Église du Christianisme Céleste, d'autres prennent la résolution de rester chez eux ; au même moment, il y a des fidèles qui sont restés avec Dô Béhanzin.
Nous étions en 1972 et une minorité reçut l'appel d'une nouvelle aventure d'évangélisation, de propagation de la bonne nouvelle, de délivrance, du salut des âmes et de l'établissement du règne de Christ.
Chapitre II · 1972
Ces frères, Papa Adolphe SINGBO, papa Djrèhoundrè de son vrai nom Pascal HOUNKPEVI et quelques autres devanciers ont décidé désormais d'adorer et de servir ABBA le SAINT PÈRE au domicile de papa Emmanuel KPOSSOU après quelques échanges fructueux avec ce dernier.
« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme… Psaumes 24 ; ma maison est assez grande. S'en servir pour adorer Dieu est une question de joie. » — Papa Emmanuel KPOSSOU
Installé sur quelques dizaines de mètres carrés et dans un taudis du « bon vieux temps », le nouveau rassemblement d'hommes accomplis pour Christ pouvait aussi se compter par dizaine chez TOSSOU XWE, devenu plus tard KPOSSOU XWE. Là encore, malgré l'adversité dont ils font face devant les religions endogènes, ils réussiront à tenir fermes dans la foi chrétienne. L'un des faits marquants de cette marche est la descente sur les lieux du Révérend Prophète, Pasteur, Fondateur Samuel Biléou Joseph Oschoffa qui officiellement ordonne, installe et bénit la nouvelle terre conquise pour la gloire de Dieu.
Chapitre III
Quelques mois plus tard, papa Emmanuel KPOSSOU, fidèle actif de la Paroisse Mère pouvait désormais se rallier à la nouvelle mission pour accomplir le ministère. Sénior Leader à l'époque et le plus gradé, c'est lui qui prend donc la tête de cette paroisse de l'Église du Christianisme de Djègan-Kpèvi qui devient la troisième après une paroisse d'Agbokou.
Outre Papas Adolphe SINGBO et Pascal HOUNKPEVI, les devanciers Philippe AHOUANSOU, David GOUTCHOUWANOU, Jean KOTIN et plusieurs autres étaient les tous premiers à se mettre ensemble pour faire meubler la lumière du Christ. Suivant les prescriptions de l'Église du Christianisme Céleste, la nouvelle paroisse était la bienvenue et les différents cultes se faisaient à l'honneur de notre Seigneur Jésus-Christ.
Les signes et les prodiges faisaient la bonne saison, les guérisons et les miracles de toutes sortes étaient aussi au rendez-vous et la présence du Saint-Esprit battait son plein. Le puits de la maison KPOSSOU par exemple était sanctifié par le Révérend Prophète, Pasteur, Fondateur Samuel Biléou Joseph Oschoffa. L'eau issue de ce puits était utilisée miraculeusement pour délivrer et guérir les malades. Ce puits existe jusqu'à ce jour et les témoignages continuent.
Chapitre IV · 1972 — aujourd'hui
Entre 1972 et 1977, la paroisse a passé cinq ans d'existence chez KPOSSOU XWE avec papa Emmanuel KPOSSOU, premier Chargé spirituel de cette glorieuse paroisse. Plusieurs Chargés ou responsables spirituels se sont succédés à sa tête, témoignant d'une instabilité qui a régné en maître jusqu'à l'avènement du Chargé actuel.
Chapitre V
C'est aussi l'occasion de rappeler à la mémoire collective que des devanciers, grands dignitaires plus tard de l'ECC, étaient aux premières heures de la paroisse. Comme acteurs clés d'évangélisation et d'enracinement de la foi, ces devanciers ont véritablement contribué au développement de l'œuvre de Dieu sur cette paroisse. Cette œuvre n'étant point destinée aux hommes uniquement, tous ces hommes de foi étaient accompagnés de leurs épouses, pleines d'amour, qui déployaient leur don de révélation, de discernement, de guérison, de louange, d'adoration et d'éducation au sein de la paroisse.
La liste n'étant pas exhaustive.
De jour comme de nuit, elles étaient à l'œuvre sans relâche et le Saint-Esprit ne manquait pas le rendez-vous. Comme une alliance, vous m'invoquerez MOI l'ÉTERNEL et je vous répondrai : les miracles s'opéraient et les malades guérissaient. Le culte de mercredi à 9h produisait beaucoup de fruits, car les femmes stériles retrouvaient la douleur de l'enfantement d'une part, et d'autre part, les personnes qui avaient d'autres problèmes de tous genres étaient touchées par des miracles. Les pleurs de plusieurs dizaines d'années étaient conjugués au passé. Des cris d'amertume étaient transformés en des cris de joie. Les cérémonies de sortie d'enfant se succédaient.
Faudrait-il aussi le rappeler que dans l'histoire de la paroisse de Djègan-Kpèvi, la maman Blanche HONVOU est le tout premier enfant présenté au Seigneur le 8e jour après sa naissance. Les malades mentaux retrouvaient la délivrance au nom de Jésus-Christ de Nazareth. Les situations compliquées trouvaient solution. Le salut des âmes s'enregistrait au jour le jour pour la gloire de Dieu. Des âmes ensorcelées, envoûtées, destinées à la mort, prenaient vie au nom puissant de Jésus-Christ de Nazareth. La médecine, la sorcellerie, la malédiction étaient souvent défiées et Christ rétablissait régulièrement l'ordre divin.
« Oui, Jésus-Christ sauve, Jésus-Christ guérit. »
Chapitre VI · Aujourd'hui
Les temps ont évolué, la paroisse a eu le temps de faire sa fondation, de se construire, d'élargir ses branches dans la foi, dans l'évangélisation, dans la délivrance et le salut des âmes, dans l'adoration, dans la tolérance, dans le pardon et dans l'amour du prochain. Depuis vingt-deux ans, nous avons le Pasteur Adolphe SINGBO à la tête de cette sublime bergerie qui compte plus de cinq cents fidèles actifs à ce jour : une bergerie mère dont est issue plus d'une quarantaine de bergeries descendantes.
Que ce soit sur le territoire national ou international, plusieurs responsables sont les « produits » de la paroisse Cité d'Abraham de Djègan-Kpévi :
Et bien d'autres — la liste n'étant pas exhaustive.
Chapitre VII
Nous ne pouvons pas oublier les premiers messagers (visionnaires) de la paroisse : Papa Monmon, Woli Dansi, Wègbo, Maman Guy, Frère Laurent, et bien d'autres. Grâce à eux, la paroisse pouvait recevoir des révélations et connaître la volonté de Dieu par rapport à n'importe quelle situation.
Le temple en matériaux précaires a disparu ; le temple en matériaux définitifs est apparu. Géant en R+1 avec une forme régulière, le temple de la paroisse a retrouvé une nouvelle architecture grâce au dynamisme de Papa Pierre AKODOGBO. Les différentes institutions, à savoir le comité paroissial, la chorale et la permanence, n'ont pas changé de couleur mais ont consolidé leurs racines dans le travail bien fait.
Le cours d'alphabétisation dirigé par papas Emmanuel LOKO et Barnabé BOTON permettait à tous de bien lire la bible en goun. Plus tard, le cours biblique et le Cercle des Amis de Jésus ont fait leur apparition, poursuivant cette œuvre de transmission et d'enracinement dans la foi.
« Oui, Jésus-Christ sauve, Jésus-Christ guérit. »
Nous rendre visite